MON PATOIS
Paroles de Marie-Ange HACHE DELVALLEZ
Musique de Simon COLLIEZ
Paré de ses atours, le patois je le bois
Quand de joie et d'amour il chante mon Artois.
Cette mélodie des miens, ce parler qui m'enchante
Accroché à mes branches reste langue vivante.
Sa musique résonne et réveille mon enfance,
Qu'elle soit ch'ti ou picarde elle est une référence
Quand ses mots, tels des notes, couché en sol mineur
Accordé en patois font vibrer de bonheur.
REFRAIN
Drapé de maints accents, le patois je le tiens
Quand de mille nuances, mon Artois il le peint.
Sa palette est si large qu'en touches affinées
Il couvre la région jusqu'au Blanc et Gris Nez.
Quelques rondes molettes, un chevalet pointé
Le soupir d'un terril ou la pause du briquet
Evoqués en mesure, vers, prose ou chanson
Savent de mon Artois régler l'orchestration.
En de multiples teintes il dévoile, lui, précis,
De Boulogne à Arras, de hameaux en lieus-dits
Tableaux et scènes de vie dont leur propre couleur
Dans toute leur entité est gage de valeur.
Au refrain
Mais un mot rejaillit, jette une image folle
Qui m'étreint, m'envahit, que je retiens au vol.
Sonne, sonne patois, c'est ducasse en mon coeur
De terrils en beffrois, carillonne: c'est ton heure
Paré de ses atours, le patois je le bois,
Quand de joie et d'amour il chante mon Artois.
Cette mélodie des miens, ce parler qui m'enchante
Accroché à mes branches reste langue vivante
Au refrain
