SI LES TERRILS
POUVAIENT UN JOUR PARLER
Paroles de René DOUNIAUX
Musique de Simon COLLIEZ
La nuit le jour en descendant sous terre
Souvent on perdait la notion du temps
La lampe au front bien fragile lumière
Le torse nu toujours le cœur ardent
Ils travaillaient dans le bruit la poussière
Afin de faire vivre leurs enfants
Bien que ne parlant pas le même langage
Ces hommes fiers toujours se comprenaient
Sans se soucier d’en savoir d’avantage
Sur le pays où un jour ils sont nés
Leur peau à tous était de couleur noire
Comme le charbon qu’au jour ils remontaient
REFRAIN
Si les terrils pouvaient un jour parler
Ils conteraient de bien belles histoires
Celles du temps où le bassin minier
Donnait du pain à toutes ses gueules noires
Qui chaque jour au fond se retrouvaient
Fort et vaillant faisant leur dur métier
Si les terrils pouvaient un jour parler
Voilà sans doute ce qu’ils nous racont’raient
Dans les corons on guettait les sirènes
Qui annonçaient souvent de grands malheurs
Certains laissaient leurs familles dans la peine
Perdant la vie au dur champ de labeur
Mais il fallait que le travail reprenne
C’était la loi de la vie des mineurs
Mais aujourd’hui c’est bien fini la mine
Ce n’est plus qu’un grand et beau souvenir
Près des terrils dans le vent on devine
Des voix venues de très loin pour nous dire
Que le charbon c’est toutes nos racines
Et qu’il fut beau le métier de mineur
